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Induction, vitrocéramique ou gaz : ce que ça coûte

Le gaz est moins cher au kilowattheure, l'induction gaspille moins d'énergie. Lequel gagne dépend de votre temps de cuisson et de vos tarifs. Cet outil applique les rendements de chaque technologie à votre usage.

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Les hypothèses

L'outil part d'une puissance utile de 1 200 W par foyer en cuisson courante, c'est-à-dire l'énergie qui arrive réellement dans la casserole — mijoter demande moins, saisir demande plus, la moyenne d'un repas se situe autour de cette valeur. Il divise ensuite par le rendement de chaque technologie pour retrouver l'énergie achetée : environ 85 % pour l'induction, 65 % pour la vitrocéramique et 45 % pour le gaz. Ce sont les ordres de grandeur couramment retenus par l'ADEME et les fabricants ; un brûleur à gaz bien réglé sous une casserole du bon diamètre fait mieux, une flamme qui déborde fait pire.

Les prix pré-remplis sont le tarif réglementé de l'électricité en option Base au 1er février 2026 (0,2001 € TTC) et le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l'énergie pour septembre 2026, classe cuisson et eau chaude (0,1347 € TTC), avec son abonnement annuel d'environ 30 €. Remplacez-les par vos tarifs réels.

Ce que le coût ne dit pas

La réactivité
L'induction et le gaz répondent instantanément. La vitrocéramique met plusieurs secondes à monter et à descendre : c'est la technologie la moins agréable à cuisiner, et la moins chère à l'achat.
Les casseroles
L'induction exige un fond ferromagnétique : un aimant qui colle au fond de la casserole. L'inox, la fonte et l'acier conviennent ; l'aluminium et le cuivre non, sauf fond rapporté.
L'installation
Une plaque à induction de 7 kW demande un circuit dédié de 32 A. Dans un logement ancien ou un petit compteur, le raccordement peut coûter plus que la plaque.
L'air intérieur
Un brûleur à gaz produit des oxydes d'azote et de la vapeur d'eau dans la cuisine. Une hotte extérieure ou une fenêtre ouverte deviennent nécessaires, pas seulement souhaitables.

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Questions fréquentes

L'induction consomme-t-elle moins que le gaz ?

En énergie, oui : l'induction transmet environ 85 % de l'électricité à la casserole, contre 45 % environ pour un brûleur à gaz. En euros, le gaz étant moins cher au kWh, l'écart se resserre et dépend des tarifs et de l'abonnement.

Quel est le rendement d'une plaque vitrocéramique ?

Environ 65 %. La résistance chauffe la vitre, qui chauffe la casserole : une partie de l'énergie part dans la plaque et l'air ambiant. C'est la technologie la moins efficace des trois, et la plus lente à réagir.

Faut-il changer ses casseroles pour l'induction ?

Seulement celles dont le fond n'est pas ferromagnétique. Le test est simple : si un aimant colle au fond, la casserole fonctionne. L'inox, la fonte et l'acier émaillé passent ; l'aluminium et le cuivre nus, non.

Quelle puissance électrique pour une plaque à induction ?

Une plaque quatre foyers affiche souvent 7 kW au total et demande un circuit dédié de 32 A. Un compteur de 6 kVA la supporte si peu d'autres appareils tournent en même temps ; les modèles proposent un mode de limitation de puissance pour les petits abonnements.

Le gaz est-il dangereux pour l'air intérieur ?

La combustion produit des oxydes d'azote et de la vapeur d'eau dans la cuisine. Une hotte qui évacue vers l'extérieur, ou une fenêtre ouverte pendant la cuisson, limite l'exposition ; une hotte à recyclage ne filtre pas ces gaz.

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