Cuisine

Cuisine ivoirienne : recettes et matériel

La cuisine ivoirienne s'appuie sur l'attiéké, le plantain, le manioc, le poisson braisé et des sauces mijotées au piment ; voici sept recettes, de l'alloco au kédjénou, avec le placard de base et les ustensiles utiles.

Manioc, plantain et attiéké

Les féculents tiennent la première place dans les assiettes ivoiriennes : le manioc, sous forme d'attiéké, semoule fermentée et précuite, ou de foutou, pâte pilée avec la banane plantain, et le plantain lui-même, frit en alloco quand il est bien mûr. L'attiéké se réchauffe à la vapeur et s'égrène à la fourchette ; il accompagne le poisson braisé ou frit, le poulet, et se mange au quotidien, dans les maquis d'Abidjan, ces restaurants informels où l'on déguste grillades et attiéké.

Le manioc demande une précaution : il contient des composés cyanogènes, que l'épluchage et une cuisson complète éliminent. On ne le mange jamais cru, et on jette l'eau de cuisson (Agence canadienne d'inspection des aliments). L'attiéké du commerce est vendu précuit.

Sauces, braisés et mijotés

Les sauces ivoiriennes sont nombreuses : la sauce graine, à la pulpe de noix de palme, longuement mijotée jusqu'à ce que l'huile rouge remonte ; la sauce claire, de poisson, de tomate et d'aubergine, où l'on trempe le foutou ; la sauce arachide, la sauce gombo. Le gingembre, l'ail, l'oignon et le piment forment la base des marinades, qu'on retrouve dans le poisson et le poulet braisés, cuits à la braise. Le kédjénou, plat de poulet cuit à l'étouffée sans ajout d'eau, se prépare dans une marmite fermée que l'on secoue, en laissant les légumes rendre leur jus.

Le piment s'utilise avec prudence : on le laisse entier pour parfumer, haché ou en purée pour relever, et on le sert souvent à part.

Un repas ivoirien à la maison

Pour un repas de fête, on prépare une sauce mijotée (graine ou claire), un féculent à tremper (foutou, attiéké, riz), un poisson ou un poulet braisé et un alloco. Beaucoup d'éléments se préparent à l'avance : les marinades de la veille, les sauces qui gagnent à reposer. Les grillades demandent un barbecue ou un four muni d'un grill, et un thermomètre à sonde pour vérifier la cuisson à cœur : 74 °C pour la volaille et 70 °C pour le poisson (Santé Canada). Rangez les restes au réfrigérateur dans les deux heures et consommez-les en trois jours (ANSES) ; notre fiche sur la conservation du riz cuit rappelle les gestes pour les féculents.

Les recettes

Le placard de base

Les produits qui reviennent dans la plupart des recettes :

Attiéké précuit

Semoule de manioc fermentée, vendue fraîche, surgelée ou déshydratée : à réchauffer à la vapeur.

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Bananes plantains

À acheter très mûres pour l'alloco, jaune-vert pour le foutou.

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Manioc surgelé épluché

Pour le foutou : à cuire longuement, jamais cru.

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Pulpe de noix de palme en conserve

La base de la sauce graine.

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Poisson fumé

Maquereau ou hareng fumé, qui parfume la sauce graine.

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Gingembre frais

Dans toutes les marinades et les sauces : à râper.

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Piments forts

Frais ou en poudre : à doser prudemment, et à servir à part.

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Gombos

Pour épaissir les sauces : frais ou surgelés.

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Huile végétale neutre

Pour la friture de l'alloco et du thon, les marinades et les sauces.

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Cubes de bouillon

Pour relever sauces et mijotés : à choisir selon le plat, de poisson, de volaille ou de légumes.

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Les ustensiles propres à cette cuisine

Barbecue à charbon

Pour griller le poisson et le poulet à la braise, comme dans les maquis.

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Cocotte en fonte

Pour le kédjénou, cuit à l'étouffée sous un couvercle lourd.

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Mortier et pilon

Pour piler le foutou et réduire en pâte l'ail, le gingembre et le piment.

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Marmite de 5 litres

Pour les sauces mijotées et la cuisson du manioc.

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Panier vapeur

Pour réchauffer l'attiéké sans le détremper.

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Friteuse électrique

Pour l'alloco et le thon frit, avec un thermostat qui tient 170 °C.

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Thermomètre à sonde

Pour vérifier la cuisson du poulet (74 °C), du poisson (70 °C) et de la friture.

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Chinois ou passoire fine

Pour filtrer la pulpe de palme de la sauce graine.

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Questions fréquentes

Quels produits garder dans son placard pour la cuisine ivoirienne ?

De l'attiéké précuit ou surgelé, des plantains, du gingembre, de l'ail, des oignons, du piment, de l'huile neutre, du concentré de tomate et des cubes de bouillon couvrent la plupart des plats. La pulpe de palme et le poisson fumé servent à la sauce graine.

Où trouver l'attiéké et le manioc en France ?

En épicerie africaine, en marché, et dans de nombreux supermarchés, surgelés ou frais. L'attiéké est vendu précuit : il suffit de le réchauffer à la vapeur. Le manioc surgelé, déjà épluché, doit toujours être cuit longuement.

Quel matériel faut-il pour cuisiner ivoirien ?

Une grande marmite, une cocotte à couvercle lourd, un barbecue ou un four avec grill et un thermomètre à sonde couvrent la plupart des recettes. Un mortier sert au foutou, une friteuse ou une sauteuse profonde à l'alloco.