Guide d'achat

Autocuiseur ou multicuiseur : lequel choisir

La cocotte-minute cuit sous pression sur la plaque ; l'autocuiseur électrique fait la même chose sur le plan de travail, avec un minuteur ; le multicuiseur mijote, cuit à la vapeur et fait du riz, mais pas toujours sous pression. Trois appareils qu'on confond.

Trois appareils, trois logiques

Autocuiseur classique (cocotte-minute)
Une marmite en inox à couvercle verrouillé, sur la plaque. La pression monte à environ 1,7 à 2 bars absolus, l'eau bout vers 115 à 120 °C, et un plat mijoté qui prend deux heures en prend quarante minutes. Simple, indestructible, sans électronique. Il faut surveiller la plaque.
Autocuiseur électrique
La même cuve, avec une résistance et un programmateur. On règle, on part. Pression un peu plus basse, montée plus lente, mais aucune surveillance et un maintien au chaud. Encombrant, il reste sur le plan de travail.
Multicuiseur
Un cuiseur à riz évolué : mijotage, vapeur, riz, parfois four, yaourt. Sans pression sur la plupart des modèles, donc pas de gain de temps ; le gain est en autonomie. Les modèles « sous pression » sont en fait des autocuiseurs électriques avec plus de programmes.

Si vous choisissez la cocotte classique

La contenance
4,5 litres pour deux à trois personnes, 6 litres pour quatre à six, 8 litres pour les grandes tablées et les conserves. On ne remplit qu'aux deux tiers.
L'ouverture
À étrier (une barre qu'on visse), à baïonnette (on tourne le couvercle) ou à bouton-poussoir. Le bouton-poussoir se manipule d'une main ; l'étrier est le plus robuste et le plus facile à laver.
Les niveaux de pression
Deux positions, pour les légumes et pour les viandes, sont utiles. Une seule suffit à qui n'en fait que du mijoté.
La compatibilité induction
Vérifiez le pictogramme : toutes les cocottes en inox ne le sont pas.
Le joint
C'est la pièce d'usure, à changer tous les deux à trois ans. Vérifiez qu'il est disponible à l'unité et son prix.

Si vous choisissez l'électrique

La cuve
En inox de préférence : les cuves antiadhésives rayent et se remplacent. Vérifiez qu'une cuve de rechange existe.
Le programme « saisir »
Chauffer la cuve à découvert pour dorer la viande avant de mettre sous pression. Sans lui, il faut une poêle en plus et le principe perd son intérêt.
La décompression
Manuelle par une vanne, ou automatique. Une vanne bien conçue s'actionne sans se brûler ; regardez où sort la vapeur.
Le départ différé et le maintien au chaud
Les deux fonctions qui justifient l'électrique face à la cocotte. Vérifiez que le départ différé existe sur les programmes sous pression, pas seulement sur le riz.

Ce que la pression ne fait pas

Elle ne dore pas : un plat sorti de l'autocuiseur est cuit mais pâle. Elle ne réduit pas : la sauce sort aussi liquide qu'elle est entrée, il faut la faire réduire à découvert ensuite. Elle ne convient pas aux cuissons courtes où la montée en pression prend plus de temps que la cuisson elle-même : un poisson ou des légumes verts se font aussi vite à la vapeur douce.

Voir les modèles selon votre cas

Les critères ci-dessus se vérifient sur chaque fiche produit. Trois situations courantes, avec la recherche qui correspond :

Cocotte classique

Autocuiseur inox 6 L, compatible induction, deux niveaux de pression.

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Programmable et sans surveillance

Autocuiseur électrique 6 L, cuve inox, fonction saisir.

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Deux personnes, petits volumes

Autocuiseur 4 à 4,5 L.

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Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Quelle contenance d'autocuiseur choisir ?

6 litres pour une famille de quatre, 4,5 litres pour deux personnes, 8 litres pour recevoir ou faire des conserves. On ne remplit un autocuiseur qu'aux deux tiers, un tiers pour les aliments qui moussent comme les légumineuses.

Autocuiseur classique ou électrique ?

La cocotte classique sur la plaque monte plus vite en pression, dure des décennies et coûte moins cher. L'électrique se programme, s'oublie et maintient au chaud, au prix d'un encombrement sur le plan de travail et d'une cuve à remplacer un jour.

Un multicuiseur cuit-il sous pression ?

Pas toujours. Beaucoup de multicuiseurs sont des cuiseurs à riz évolués qui mijotent à pression atmosphérique, sans gain de temps. Vérifiez la mention « sous pression » ou la présence d'une vanne sur le couvercle.

Combien de temps gagne-t-on avec un autocuiseur ?

En général, la cuisson est divisée par deux à trois : un bœuf bourguignon de deux heures prend quarante minutes, des pois chiches secs trempés une vingtaine de minutes. Il faut ajouter le temps de montée en pression, cinq à quinze minutes selon la quantité.

À quelle fréquence changer le joint ?

Tous les deux à trois ans avec un usage hebdomadaire, ou dès que la cocotte peine à monter en pression ou fuit sur le côté. Le joint coûte une dizaine d'euros ; vérifiez sa disponibilité avant d'acheter la cocotte.

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